J'ai très bien dormi. Quand je suis remonté hier dans ma chambre, j'ai eu la surprise de trouver mes voisins de chambre au lit. Des espagnols au lit à 21h00. Ceux-ci sont vraiment bizarres. Ils partiront demain à vélo à 6h 30. Et j'aurai la surprise de les retrouver le soir soit une étape de 20 kms. En vélo c'est vraiment pas beaucoup surtout que le terrain est plat maintenant  

Je traîne un peu au lit et je descend à la cuisine me préparer un PDJ vers 8h00. Je quitte l'albergue vers 8h45. Si l'arrivée dans la ville n'a pas été facile, la sortie ne l'est pas moins, je demanderai à plusieurs reprises mon chemin. Mais c'est toujours le cas lorsque l'on a à traverser une grande ville. Il me faudra 1 heure et demi pour sortir de Victoria.

 Par contre, les quartiers que je traverse sont très beaux. Des allées piétonnes bordées d'arbres. c'est le quartier chic de Victoria. Rien à voir avec hier où les rangées d'immeubles se succédaient. Deux mondes cohabitent, les riches aux sud dans de superbes résidences et les pauvres au nord dans des barres d'immeubles. J'ai rarement senti dans une ville une telle différence de niveau de vie. Un jour, il faudra bien remettre les pendules à l'heure ! 

 Je marche le long d'une route et je m'arrête pour boire un coca dans une station service où je prends en photo le graff.

 Un peu plus loin, surprise ! Le couple d'italiens me doublent en me disant bonjour. Tout ce que j'ai raconté sur eux est donc faux ? Ce sont vraiment des marcheurs ?? Je suis quand même surpris de les retrouver aujourd'hui sous un beau soleil alors que les jours précédents je ne les ai pas vu sous la pluie et sur les chemins boueux. Je me rends compte que quand on est seul, un rien devient l'attraction car au fond ces marcheurs italiens je m'en moque comme de l'an 40 et ils peuvent faire ce qu'ils veulent. La solitude m'entraînent à m'intéresser à des gens ou à des choses qui me font passer pour une commère. Ridicule :)

 Je marche maintenant sous une chaleur torride. J'ai mis ma serviette éponge sur ma nuque pour la protéger. J'ai déjà attrapé un beau coup de soleil dessus. La peau est rouge. A la fin de l'étape, il y  a une forte montée puis une descente raide qui me rappellent le chemin de STEVENSON.

 J'arrive à La Puebla vers 15h30 relativement crevé à cause de la chaleur. Je file au bar ANSOTEGUI pour boire une bière (je suis encore surpris par le monde qu'il y a dans les bars à n'importe quelle heure de la journée) et où un vieux monsieur me conduit à l'albergue où il encaissera 10 euros en donativo et me tamponnera ma crédencial. J'y retrouve les 2 cyclistes et les 2 marcheurs italiens mais chacun aura sa propre chambre car l'albergue est grande.

 Douche, lessive comme d'hab. Et je sors visiter le village où il n'y a pas grand chose à voir (un beau pont du moyen-âge, qq remparts et... une cigogne en haut d'un silo à grains !!). Je trouve un resto de l'autre côté de la vois ferrée pour dîner à 21h00.

 

  Très belles maisons en quittant Victoria

 

 

 

 

 

 San Prudencio d'Armentia

 

 

 

 

 

 

 Les 2 marcheurs espagnols. La femme en tennis n'a pas pu prendre les bourbiers par lesquels passe le chemin.

 

 Pause déjeuner

 

 Les chemins sont encore très boueux

 

 

 

 Pause au bord d'un ruisseau. L'endroit était vraiment calme et beau.

 

 

 La Puebla de Arganzon

 

 

 

 L'albergue (top !)

 

 

 Un pont du moyen-âge. Un car de retraités est en visite lorsque je traverse la ville.

 

 

 

  L'ancien hôpital pour pélerins